Philippe de Commynes, historien français, écrivit en 1494 qu'elle était "la plus triomphante cité" qu'il ait jamais vue et que le Grand-Canal était "la plus belle rue que je croy qui soit et la mieux maisonnée qui soit en tout le monde". Thomas Coryat, un Anglais, déclara un peu plus tard que sa première vision fut "la plus glorieuse et divine vision sur l'eau que puisse avoir tout œil mortel".
Et sir Richard Guylforde, autre visiteur anglais, fut intimidé devant ce spectacle : "La richesse, les édifices somptueux, les maisons religieuses (...) forment une cité glorieuse, qui surpasse à Venise tous les lieux que j'ai jamais vus (...)". Même les visiteurs de haut rang furent éblouis par Venise. Quand le roi Henri III de France visita la ville en 1574, il fut reçut en grande pompe et assista à une succession si extraordinaire de spectacles, de musique, de bonne chère et de cérémonies que cette visite fut, dit-on, l'expérience la plus marquante de sa vie. Il aurait avoué que "s'il n'avait pas été roi de France (...) il aurait choisi d'être citoyen de Venise. ..... (à suivre)
(Extrait de la Préface de "VENISE, la ville et son architecture" de richard goy)
